Investissement locatif : Comment dépasser la barre des 35 % d'endettement ?
- juliettevandersteg
- 18 mai
- 2 min de lecture
C’est le frein numéro un pour de nombreux investisseurs : la règle des 35 % de taux d'endettement, imposée par le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière). Beaucoup de projets s'arrêtent au guichet de la banque habituelle avec cette simple phrase : "Désolé, vous dépassez le plafond."
Pourtant, les règles sont strictes, mais elles ne sont pas une impasse pour les investisseurs avisés. Voici comment nous pouvons, ensemble, débloquer votre situation.
1. Comprendre la règle (et ses limites)
Depuis 2022, les banques n'ont plus le droit de vous prêter si vos mensualités (crédit immobilier en cours + nouveau prêt) dépassent 35 % de vos revenus nets annuels, assurance comprise. De plus, la durée de prêt est limitée à 25 ans.
Pour un investisseur qui a déjà sa résidence principale, ce plafond est très vite atteint. Mais ce que votre banquier oublie parfois de préciser, c’est que le système prévoit des exceptions.
2. Le rôle crucial des dérogations bancaires
Le saviez-vous ? Les banques disposent d’une enveloppe de dérogation de 20 % de leur production de crédits. Dans cette enveloppe, elles ont la liberté de dépasser les 35 % d'endettement.
Qui peut y prétendre ? Ce ne sont pas seulement les "très gros revenus". Les banques privilégient :
Les investisseurs ayant un reste à vivre confortable (ce qui reste sur votre compte une fois toutes les charges payées).
Les profils présentant une épargne résiduelle après l'achat.
Les projets à forte rentabilité locative.
Mon rôle est d'identifier, grâce à mon réseau national, quelle banque a encore du "budget dérogation" au moment où vous présentez votre dossier.
3. L’art du montage : Valoriser votre patrimoine
Pour faire basculer une décision, tout se joue dans la manière de présenter les chiffres. Un investissement locatif ne se résume pas à une charge supplémentaire, c'est un actif.
La valorisation des revenus locatifs : Selon les banques, on retient entre 70 % et 90 % des futurs loyers pour les injecter dans vos revenus. Un calcul précis peut faire chuter votre taux d'endettement de quelques points précieux.
Le reste à vivre et le saut de charge : Si vous démontrez que votre train de vie ne change pas malgré le prêt, vous rassurez le comité de crédit.
L'optimisation fiscale : En tant qu'architecte financière, je mets en avant la structure globale de votre projet (LMNP, SCI, etc.) pour valoriser sa viabilité à long terme.
Le Conseil VDS :
"Le secret réside dans la présentation de votre profil patrimonial. Un 'non' en agence classique peut devenir un 'oui' grâce à un matching bancaire précis et un argumentaire technique solide. Ne laissez pas un plafond théorique arrêter votre ambition immobilière."





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